
La RACE des pieds-noirs ,dont je fait partie (bien modestement ) et un peuple courageux et fier " il a de quoi "; venus de différentes régions d'Europe ;pour partir de son coin il faut déjà avoir du courage , et affronter les aléas d'un nouveau pays ce n'est pas évident ! il avait fallu assécher les marécages , enlever les cailloux affronter les maladies et faire d'un territoire inhospitalier et inculte un jardin d'Eden , et c'est ce qu'ils ont fait . en plusieurs générations .Bravo et Merci !!!
bonjour vous pouvez voir une ou des video d'alger et ou des photos en cliquant sur le lien ( voir liens en dernière pages ou cliquez ci-dessous pour voir les photos d'alger d'hussein dey ,les plages etc..etc..)
Et !! surtout vous pouvez voir un extrait de la reunion de quartier regie/sport ; à AUBAGNE en juin 1987 et 1992 !!! oui il y a 20 ans ..et 15 ans.en cliquant sur la ligne suivante..
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1783481792015698845
http://picasaweb.google.fr/jacky83110.
Mes Amis vous pouvez me joindre ou m'envoyer des photos sur l'adresse e-mails ci-dessous.
photos de la reunion des rapatriés de la region d'alger à UZES 8 juin 2008
http://picasaweb.google.fr/coco83110/UZES8Juin2008
La Régie, est ce " fer à cheval " accolé à l'usine à gaz face à l'immeuble des pompiers et de la rue des sports d'un coté , le jardin d'Essai , la maison des miracles , l 'usine à gaz , et le stade municipal ; les rues du Dr CALMETTE , du Dr ROUX , la rue des sports , la rue Hélène BOUCHER ou dit : 14 étages .
Ce quartier , un des plus pauvres d'Alger ; où se cotoyaient trés amicalement 80% d' Arabes et 20% de Français ou d' Européens ; comme ils aimaient à nous appeler.Les communautées étaient melangés beaucoup de camaraderie de fraternitée de copinages ; mais pas de mariages mixtes( à ma connaisance cela ne se faisait pas )les plages étaient généralement occupées par les européens ou les francisés ; sans ségregations aucunes c'était comme cela , les bal aussi il n'y avait pas de " mélange " ;Apparamment à cause des religions;( c'est evident que dans notre religion occidentale maintenant celle ci est beaucoup plus permissive , que dans la religion orientale ).Et ce n'est pas mon but de critiquer tel ou tel religion .chacun prie à la facon qu'il veut ....! Certain cinemas passaient des films en arabes,ou des westerns ou ils venaient beaucoup plus generalement , malgrés qu'il m'étais arrivés, asser souvant ;d'y aller sans aucuns problémes; au contraire les lieux commes les garguottes, les europeens étaient trés bien acceuillis,ainsi que certains bars .une verritable amitiée avec un grand A entres les communautés( indigéne et europeenne) !!! ensuite la haine a remplacer l'amitiée, la fraternitée;la barbarie a remplacer la cammaraderie !!!..... ((si mon coeur meurtri ne pourra jammais oublié ni les lieux ni les personnes ni les drames !!!... il faut pardonner , si c'est possible )) cela étant ce n'est pas l'objet de ce site qui est essentiellement reservé aux souvenirs et à la belle et bonne epoque ,...
Un quartier trés pauvre financièrement , mais trés riche en amitié et en partage !. Je me souviens des câsse-croute ( généralement une tomate coupée en deux , du sel et de l'huile) partagés généreusement ; nous n'avions pas tous les jours de la viande, ou alors une côtelette partagée en trois ; mais ce que je veux démontrer , c'est que le manque de moyen financier n'est pas obligatoirement la "misère"car la solidarité dans ces cas là, est une richesse incommensurable ;
Pour me situer socialement et géographiquement , je suis né en 1945 , fils d' une femme de ménage et d'un fonctionnaire ; benjamin d'une fratrie de quatre enfants; deux soeurs Paulette née en 34 et georgette née en 32 , un frère, jean-pierre ne en 40 (1940 ) nous habitions au 3 rue Docteur CALMETTE , Bt P , au 2èm étage , j'ai fréquenté l' école du stade municipal, mais pas trop longtemps , ( je sais ça se voit ) , ensuite ; quelques mois au Lycée Technique LAFARGE comme menuisier, et ensuite , un peu comme coursier dans une pharmacie; et autres petits boulots , en 1959 comme apprenti coiffeur à la rue CAUSSEMILLE ,au HAMMA ; ensuite j'ai travaillé toujours comme coiffeur en face du cinéma Le STELLA au Ruisseau . J'ai habité la Régie jusqu'en 1961, ensuite aux H B M , en face du marché REVOIL , jusqu'à ce que je me " sauve " d' ALGER le 23 Juin 1962 ouf !!....
Les amis ; vous pouvez laisser des messages sur le FORUM , même les enfants et petits- enfants ! c'est vrai que peut être par pure pudeur on ne parlait , ni ne racontait rien " de là-bas " aux enfants , mais je crois qu'ils sont demandeurs ; Je rend hommage à Jean Yves BARRAIRE ; un enfant et petit - enfant de pompiers de la Régie qui s' intéresse à ses racines .
La Régie, c'était aussi les marchands de quatre - saisons, où il m'était arrivé de pousser la charrette jusqu'à la limite du bas de Kouba pour 50 centimes ; c' était aussi les moutchous ( les m'zabites ) qui vivaient en vase clos , des épiciers disponibles 20 heures sur 24 , et qui vendaient au détail , 50 ou100 grammes, un quart ou un demi litre , un oeuf ou deux et qui marquaient sur l'ardoise, parfois ; alors on s'en souvient ?, les souvenirs reviennent quand mème ?.
La Régie c'est Eugène le clochard , philosophe avec qui on aimait palabrer !, et qui en connaissait des choses de la vie ! je me rappellerai toujours de son decés (qui m'a marqué ) dans le couloir du bâtiment .Dans la tête d' un enfant , çà laisse de drôles de souvenirs.
La Régie c'est aussi Sauveur DAHAN , son cheval d'abors et ses traction avant , La Régie c'était aussi la glace pillée entre deux gaufrettes que l'on revendait entres copains , les voitures qu'on (soit disant ) placait et qu'on surveillait les jours de grands matchs, au stade municipal . A la sortie , les propriétaires des véhicules nous donnaient parfois une petite piéce ! ; les courses que l'on faisait pour les personnes agées pour quelques piècettes .
Les bêtises que l'on faisait entre gosses au "14 juillet " je ne vous fais pas un dessin (c' est une sorte de boîte pour garçons à Belcourt ) un jour, qu'on embêttait la patronne, elle appella " Paulette " on croyait que c'était une fille , il nous sort de là un énorme chien méchant, on est encore en train de courrir . La Régie , c'est quand on allait voler des cocoses au jardin d'Essai ou quelques fruits sur les arbres à la condition de pas recevoir un coup de fusil ; ( du gros sel dans les fesses ) on ne portait pas plainte sinon c' était la rouste en plus .
Compte tenu de la chaleur, le soir on se retrouvaient souvant autour peut ètre d'un poste de TSF ou se retrouvant en écoutant les histoires des uns et des autres , je me souviens aussi que les "travailleurs immigrés" comme ont les appelle maintenant, en rentrant au pays aprés avoir fini leurs travail en métropole , nous montraient les photos des filles qu'ils avaient "eu" et certainement brodaient un peu ou exageraient surement , malgrés que nous savions les filles de métropole peu farouches bien au contraire de nos filles pieds-noir ,parce que à l'époque la-bas le maximum c'était le flirt et encore il y avait toujour quelqu'un de la famille pour accompagner eventuellement les amoureux; ou alors c'était le mariage .bon aprés 62 elles se sont ratrappées, pour certaines .
Et les jeux à la Régie ?
Les jeux : il y avait le carré Arabe , un jeu simple où l'on faisait un carré à la craie et l'on jouait avec des petits cailloux qu'il fallait alligner.
Il y avait aussi le serpent , on traçait un serpent à la craie par terre , on le morcelait et on jouait avec un bouchon de soda ou d' Amoud BOUALEM avec le pouce et l'index .
Il y avait le jeu avec une lame que l'on faisait sur la terre et, qui consistait à faire un carré ou un rond assez grand , le partager en deux se mettre sur " son territoire " et avec une lame de couteau, la planter sur le territoire du voisin, et en annexer une partie , si la lame ne se plantait pas , c'était à l'autre de jouer ; et il fallait toujours pouvoir avoir un territoire assez grand pour mettre ses pieds et lancer la lame, sinon on avait perdu .
Il y avait bien sûr , le cerceau .
Les osselets ; jeu qui consistait à jouer avec des os petits et carrés en général 5, il fallait en lancer un en l'air et le temps qu'il retombe en ramasser un ou plusieurs .
Il y avait bien sûr et comme partout je suppose , le jeu des" noyaux" noyaux d'abricot , qu'il fallait " dégommer " en tas ou individuellement .
Les carrioles que l'on fabriquait avec des planches de bois et des roulements à billes , et les trottinettes .
Le téléphone que l'on fabriquait avec une boite de "prise" et de la ficelle ou du fil électrique , en parlant fort et à peu de distance on pouvait entendre.
Les billes bien sûr (sauf que nous , nous êtions les meilleurs ).
Au cow-boy et aux indiens , comme tous les mômes bien sûr .
Bon , il y avait les patins à roulettes . fastoche !....
De toutes les façons , on jouait avec n'importe quoi ! des bouchons de liège , des capsules , des cailloux . Nous n'avions pas le choix ,vu notre condition modeste pour la plupart d'entre nous , il nous restaient l'imagination .
Que d'emotions il me semblait ne plus me rappeler de ces choses la et poutant ça reviens doucement doucement .
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